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Foire aux questions

Retrouvez ici, dans chaque onglet thématique, une synthèse des réponses aux questions les plus fréquemment posées.

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Formation
Un agent peut-il suivre une formation lorsqu’il est en congé de maladie ?

Un agent ne peut pas suivre une formation lorsqu’il est en congé de maladie (TA Nice 5 février 2010, n°0703312). A l’inverse, un agent en congé de maladie peut participer aux épreuves d’un concours ou d’un examen professionnel. Pour autant, il ne peut pas suivre de préparation à un concours ou à un examen qui est assimilée à une formation.
Par contre, un agent en congé de longue maladie ou de longue durée pourrait suivre une formation en vue d’un reclassement (art. 28 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987).
A titre complémentaire, l’ordonnance n°2017-53 du 19 janvier 2017 a prévu que le fonctionnaire reconnu inapte à l’exercice de ses fonctions a droit à une période de période de préparation au reclassement avec maintien du traitement pendant un an maximum. Toutefois, à ce jour, aucun décret n’est paru sur ce point.

Prévention
Doit-on disposer d’un registre Santé-Sécurité dans tous les lieux de travail ?

L’existence d’au moins 1 registre Santé-Sécurité est une obligation. Ce registre doit « être ouvert dans chaque service » et « mis à la disposition de l’ensemble des agents ».
Ainsi, il appartient à la collectivité de déterminer quelle est la meilleure configuration en termes de nombres et d’emplacements du ou des registres pour atteindre cet objectif. Ces registres sont tenus par l’Assistant de Prévention de la collectivité.

Rémunération
La journée de carence doit-elle figurer sur le bulletin de paie de l’agent ?

Le bulletin de paie de l’agent doit faire figurer la date et le montant prélevé au titre de la journée de carence.
Si plusieurs jours de carence ont été observés, chacun des jours doit faite l’objet d’une mention et d’un décompte spécifique.
Cf:Circulaire du 24 février 2012 NOR MFPF1205478C du Ministère de la Fonction Publique

Retraite
Un fonctionnaire radié des cadres à sa limite d’âge peut il reprendre une activité professionnelle ?

Les modalités de cumul entre les pensions et les revenus d’activité ont été modifiées par les art. 19 et 20 de la loi n° 2014-40 du 20 janvier 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraite afin de simplifier le dispositif et de renforcer l’équité inter-régimes.

En application de l’art. 58 du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la CNRACL, le cumul d’une pension versée par la CNRACL avec une rémunération publique est soumis aux règles prévues par les art. L. 84 à L. 86-1 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Toutefois, cette législation n’a pas d’impact sur les règles relatives à la limite d’âge qui conditionnent la reprise d’une activité professionnelle dans la fonction publique. En effet, en vertu de l’art. 92 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, le fonctionnaire ne peut poursuivre son activité au-delà de la limite d’âge de son emploi.

D’après la jurisprudence du Conseil d’Etat (CE, 8 novembre 2000, n° 209322), l’atteinte de la limite d’âge par les agents publics entraîne de plein droit la rupture du lien avec le service et entache de nullité toute décision individuelle prise en méconnaissance de ce principe. Ainsi, les fonctionnaires qui souhaitent reprendre, dans le secteur public, une activité professionnelle à la retraite ne doivent pas avoir atteint la limite d’âge de droit commun applicable aux agents contractuels de droit public et aux fonctionnaires dits sédentaires (67 ans pour les générations nées à compter du 1er janvier 1955).

Par dérogation, les fonctionnaires peuvent bénéficier, en cas de carrière incomplète, de reculs de la limite d’âge au titre des charges familiales. De même, en vertu de l’art. 10 du décret du 26 décembre 2003 précité, certains fonctionnaires peuvent être maintenus temporairement en fonctions dans l’intérêt du service. Ils peuvent également être maintenus en activité dans certains emplois fonctionnels jusqu’au renouvellement de l’organe délibérant. En tout état de cause, un fonctionnaire radié des cadres à sa limite d’âge pourra reprendre une activité professionnelle dans le secteur privé mais ne pourra pas cumuler sa pension avec un emploi de contractuel dans la fonction publique. (Sénat R.M. n°10263 – 03.10.2019).

Santé
Qu’est-ce que le congé de maladie ordinaire (CMO) ?

Le CMO correspond à un arrêt de travail accordé en cas de maladie sans gravité. Les 3 premiers mois sont rémunérés à plein traitement, les 9 mois suivant à demi-traitement.

Absences et congés
Peut-on décompter des jours de congés annuels en heures ?

Non. La détermination et le décompte des congés annuels s’effectuent en jours ouvrés et non en heures (article 1er du décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985, CAA Paris, 29.01.2008, n° 06PA01869).

En effet, tout agent public en activité a droit, pour une année de services accomplis, à un congé d’une durée égale à 5 fois ses obligations hebdomadaires de service. Cette durée est appréciée en nombre de jours effectivement ouvrés (= jours travaillés).

Exemples : un agent qui travaille 5 jours par semaine a droit à 25 jours de congés annuels par an (5 x 5 jours). Un agent qui travaille 3 jours par semaine a droit à 15 jours de congés annuels par an (5 x 3 jours).

Absences et congés
Les autorisations d’absence accordées pour garder un enfant se cumulent-elles en fonction du nombre d’enfants ?

Non. Selon une note d’information du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation n° 30 du 30 août 1982, le nombre de jours d’autorisations d’absence (6 jours par an pour un agent travaillant 5 jours par semaine ou 12 jours attribués sous certaines conditions) est accordé par famille, quel que soit le nombre d’enfants et sous réserve des nécessités du service.

Absences et congés
Les jours d’absence octroyés pour garde d’enfants malades sont-ils proratisés par rapport au temps de travail hebdomadaire ?

Oui. Au regard de la circulaire n°1475 du 20 juillet 1982, la durée annuelle de ces autorisations d’absence est en générale égale aux obligations hebdomadaires de service de l’agent plus un jour, soit 6 jours par an pour un agent travaillant à temps complet 5 jours par semaine.

Pour les agents travaillant à temps partiel, cette circulaire précise que le nombre de jours d’autorisation d’absence est égal au produit des obligations hebdomadaires de service d’un agent travaillant à temps plein plus 1 jour, par la quotité de travail à temps partiel de l’agent intéressé.
Ainsi, il convient de proratiser le nombre de jours d’autorisations d’absence par la quotité de jours travaillés.

Exemple : Pour un agent à temps partiel travaillant 3 jours par semaine : 5+1 X 3/5 = 3,6 jours qui peuvent être arrondis à 4 jours.

Absences et congés
L’autorité territoriale peut-elle interrompre un congé annuel ?

Le congé annuel est accordé par l’autorité territoriale et il constitue un droit pour l’agent. Cependant, en cas de nécessité de service, l’autorité territoriale peut être amenée à interrompre un congé annuel.

Absences et congés
Un agent ne prend pas ses congés annuels, peuvent-ils être payés ?

Pour les agents titulaires ou stagiaires, un congé annuel non pris ne peut faire l’objet d’une indemnité compensatrice. En revanche, pour les agents non titulaires, si le congé annuel non pris est du fait de l’employeur, ils ont droit à une indemnité compensant les jours de congés dus non pris.